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dimanche 1 janvier 2017

Les réacteurs au thorium / Thorium reactors


The energy transition has to meet two major needs. First, to be able to ensure a  long term energy supply, as required by the world economy, whereas fossil energy ressources are finite and might fail to respond, leading to a major economic crisis. Furthermore, energy has to be supplied in a way which enables to reduce the amount of Green House Gases emitted in the atmosphere. Renewable energy sources are meant to provide answers to these two requirements, but the fact that solar and wind are diffuse and intermittent might appear in the near future as a major obstacle, for supplying the main part of the energy demand .Nuclear energy represents an alternative, which is often dismissed due to the risks which are associated to this energy source. Three Mile Island, Tchernobyl and Fukushima accidents have shown that it is difficult to keep a nuclear reactor totally safe. There are also risks due to nuclear waste produced in the reactors. The risks of nuclear proliferation represent a futher difficulty, as shown by the long negociations which were needed for solving these issues in Iran. Molten salt reactors using thorium as the nuclear fuel could help to alleviate all these concerns. Thorium is not linked with military applications. Thorium power plants do not require enriching uranium in U-235, by using equipments such as centrifuges, which may lead to the production of nuclear bombs. Thorium is very abundant and present in all the continents. Using the nuclear fuel in liquid phase, dissolved in a molten fluoride salt, presents the great advantage of being intrinsically safe, by avoiding unstability or overheating problems which may be encountered with pressurised water power plants. The main source of potential accidents can thus be avoided without the need of complex redundant safety devices. Molten salt reactors operate at atmospheric pressure and do not require pressurised vessels which are prone to microcracks, difficult to control and avoid. The nuclear fuel can be easily released and temporally stored if required. The production of radioactive waste, especially long-lived actinides, is strongly reduced. Due to all these potential advantages, thorium fueled molten-salt reactors should be further investigated and tested at an industrial scale. They seem much more promising than fusion reactors, which require very large expenses as shown by the ITER project (around €20 billion). Important questions still require appropriate answers: how to start the reactor in the best way, as fissile material is needed, what is the long-term behaviour of the reactor? Molten-salt reactors might be built at a smaller scale than pressurised-water reactors, which means that they might be manufactured in series and easier to finance   Operating a prototype unit on the long term is the only way to assess properly such an option. India, which owns large thorium resources, is strongly involved in the development of  molten-salt reactors China shows also a major interest in such a development. Long-term operation results obtained with industrial size prototypes should become available soon.


La transition énergétique doit répondre à deux besoins essentiels. Tout d'abord, pouvoir assurer une fourniture d'énergie à long terme, pour répondre aux besoins de la planète, alors que les ressources en énergies fossiles sont par définition finies et pourraient venir à manquer, dans des circonstances peut-être plus inattendues et brutales qu'on ne le pense généralement. D'autre part, la fourniture d'énergie doit être la moins dommageable possible pour l'environnement. Il s'agit, en particulier, limiter le réchauffement climatique associé aux émissions de gaz à effet de serre dus à l'utilisation de combustibles fossiles. Les énergies renouvelables sont censées répondre à ces deux besoins, mais le caractère diffus et intermittent du solaire et de l'éolien représente un obstacle important, dès lors qu'il s'agit d'assurer la majeure partie de la fourniture d'énergie.
Le  nucléaire représente une réponse alternative, mais qui est souvent écartée en raison des dangers qu'il ferait courir à l'humanité. Les accidents de Three Mile Island, de Tchernobyl et de Fukushima semblent montrer qu'il est difficile de s'en prémunir totalement. En outre, le nucléaire fait peser les risques associés aux déchets produits dans les réacteurs ainsi qu'à la prolifération nucléaire, comme on a pu l'observer à l'occasion des négociations difficiles qui ont porté sur le nucléaire civil en Iran. Les réacteurs à sel fondu utilisant le thorium comme combustible nucléaire pourraient apporter une réponse à ces différentes préoccupations et suscitent un intérêt croissant. Le thorium n'est pas associé à une filière militaire. Les centrales au thorium ne nécessitent pas l'enrichissement de l'uranium en uranium 235, en utilisant des équipements (notamment des centrifugeuses) qui peuvent servir à la fabrication de bombes nucléaires. Le thorium est très abondant et présent sur tous les continents. Les centrales à sel fondu présentent en outre l'avantage d'être intrinsèquement sûres. Elles évitent les problèmes d'instabilité ou de surchauffe auxquels sont sujettes les centrales à eau pressurisée. La principale source d'accidents déjà recensée sur les centrales nucléaires actuelles pourrait être ainsi définitivement écartée. Elles fonctionnent à la pression atmosphérique et ne nécessitent donc pas la fabrication de cuves sous pression, dont on a pu constater qu'elles sont particulièrement vulnérables à des microfissures difficiles à contrôler. Le combustible nucléaire peut être facilement évacué et stocké temporairement en cas de nécessité. La production de déchets et notamment d'actinides à très longue durée de vie est fortement réduite.
Tous ces avantages potentiels font que cette filière mérite d'être étudiée et testée à large échelle. Son intérêt paraît  incomparablement supérieur, à l'heure actuelle, que celui de la fusion, filière pour laquelle des sommes considérables ont été investies avec le projet ITER. D'importantes questions subsistent à l'heure actuelle: comment démarrer le réacteur dans de bonnes conditions, comment les matériaux utilisés réagissent-ils sur le long terme? Le fonctionnement d'une unité prototype sur une longue durée est seule capable d'apporter des réponses à ces questions. Il serait intéressant aussi de concevoir des réacteurs de petite taille plus faciles à réaliser et pouvant conduire à une fabrication en série. L'Inde, qui dispose de ressources de thorium abondantes, mise sur le thorium, la Chine s'y intéresse aussi fortement. Des résultats obtenus sur des prototypes industriels, sur des opérations de longue durée, devraient être disponibles prochainement.

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